Projet de Développement Agropastoral et des Initiatives Locales dans le Sud-Est
La pauvreté en Tunisie demeure essentiellement un phénomène rural. En 1990, les deux tiers des pauvres du pays vivent dans les zones rurales. Les niveaux de pauvreté dans les zones rurales arrivent jusqu'à 13%, presque le double de la moyenne nationale, estimée à 7%. La pauvreté est endémique dans le Sud-Est en conséquence des conditions naturelles très dures et des caprices climatiques. Seules les personnes qui détiennent des troupeaux assez larges et des capitaux consistants sont en mesure de supporter les cycles récurrents de sécheresse. Pendant plusieurs décades, la majeure partie de la population a adopté des stratégies de survie telles que être employé salarial temporaire, entreprendre d'autres activités précaires, et émigrer à l'étranger. Bien que les investissements publics aient considérablement amélioré l'infrastructure, l'accès à l'eau, l'électricité et autres services sociaux, il n'en demeure pas moins qu'il subsiste encore des poches de pauvreté. Les femmes et les jeunes, en particulier, sont plus enclins à la pauvreté car jouissant d'une faible d'autonomie économique et un accès limité à a décision. Les petits et moyens agropasteurs, qui sont les plus vulnérables aux cycles récurents de sécheresse, sont parmi les les pauvres personnes dans ces zones.
Le programme couvre la partie sud-est du pays. Cette région, qui inclut le Gouvernorat de Tataouine et une grande communauté pastorale du Gouvernorat de Kebili, Délégation de Douz, est sub-aride et aride. Son potential principal réside dans le pastoralisme extensif et l'agriculture en sec dans les zones marginales, avec quelques îlots clairsemésd'irrigation récemment créés. Le programme affectera quemques 10.000 ménages (66.000 personnes) à Tataouine et 1.000 ménages à Douz (7.000 personnes). Les villages détiennent des droits de transhumance foncière sur 25 unités socio-territoriales (UST), en sus de zones inter-communautaires. Ces ménages incluent un groupe focal de 6.500 agriculteurs-éleveurs, et 3.500 ménages ruraux qui ne pratiquent pas activités agricoles significatives (sans terre). A traversses activités génératrices de revenu et de diversification, le programme répondra aux besoins de 17.000 jeune ruraux environ (hommes et femmes) qui ont un accès limité à la terre et autres biens de production.
Le programme va au delà de la participation, cherchant à promouvoir un partenariat à base large entre la population, l'Etat et les autres opérateurs. Tout en exécutant un nombre d'activités à caractère général à travers les investissements et services publics, le principal effort du programme focalisera sur les activités programmées e exécutées sur une base participative à travers des allocations de dévelopement agricole basées sur le territoire et la communauté. Il est attendu que la programmation et la réalisation de près de 35% des investissements totaux seront conduites sous la responsabilité et le contrôle directs des organisations communautaires.